Nouveautés sur la tarification des consultations médicales liées au handicap

23 août 2021

Lors d’une demande d’ouverture de droits à la MDPH, il est nécessaire de consulter son médecin traitant afin qu’il établisse un certificat médical dédié. Ce document de 8 pages est un document majeur de la demande et les médecins doivent être particulièrement vigilants à bien les remplir. Ils ont également en charge de les transmettre  à la MDPH. Pour favoriser cette étape importante, la consultation médicale dédiée à cette opération a été récemment classée comme « consultation très complexe » dont le tarif est de 60 €. Cela s’applique également au passage de dossier entre ancien et nouveau médecin traitant ou entre un pédiatre et le nouveau médecin traitant (facturable par les deux médecins) pour les patients vivants avec un handicap sévère.

Le remboursement de la consultation blanche

Une consultation dite « blanche » pourra être organisée entre la personne handicapée, notamment porteur d’un handicap important, et son médecin afin de se familiariser avec le lieu de soin, le matériel, les visages des professionnels, avec ou sans entretien médical. Ce terme peut également définir une consultation au cours de laquelle les soins prévus n’ont pas pu être réalisés compte tenu du handicap du patient. Cette consultation sera au tarif de 25 euros et remboursable par la Sécurité sociale.

Une consultation très complexe, c’est quoi ?

Plus longue qu’un rendez-vous « classique », elle a pour objectif de mieux répondre aux besoins des patients et aux pratiques des médecins dans des situations « particulières ». Une dizaine de motifs sont concernés. C’est, par exemple, le suivi de l’enfant présentant une pathologie chronique grave ou un handicap neurosensoriel sévère, de l’enfant de moins de 7 ans né grand prématuré ou atteint d’une pathologie congénitale grave ou encore le repérage des signes du trouble du spectre de l’autisme. Faisant l’objet d’une tarification spécifique (60 euros et jusqu’à 76,70 pour certaines pathologies), elle est prise en charge à 70 % par l’Assurance maladie, les 30 % complémentaires restant à la charge de la mutuelle, ou, dans certains cas, à 100 %.